Le Kime - l’énergie décisive

Etymologie

De kimeru : « décider » ou « fixer ». Cette étymologie démontre ainsi que ce n’est pas qu’une notion physique. Le kime a plusieurs facettes, chacune d’elle importante :

  • La facette externe > Vitesse, énergie, déplacement du corps et contraction brève.

  • La facette interne > La respiration adéquate et l’intention d’être décisif ou décisive.

Le kanji veut également dire « extrême » ou « intensité » ou « zénith ». Ce dernier terme est intéressant, nous sommes au plus haut et cela ne peut que retomber.

Il peut également se lire Kyoku d’où proviennent les kata Taikyoku, traduction japonaise de Tai-chi qui signifie le point extrême.

En pratique

Pour moi le kime est donc la réunion de l’externe et de l’interne sans consensus, ce n’est pas l’un au détriment de l’autre mais les deux ensemble pour être sans concession au moment et à l’endroit juste.

On dit que la réserve de ki se situe entre le pubis et le nombril d’où le placement bas de la respiration. L’action finale étant juste la résultante de la mobilisation de cette réserve et le kiaï (harmonie du ki) l’expression sonore de cette mobilisation et de l’ajustement de l’interne et de l’externe. Il ne devrait jamais être forcé : il s’exprime seulement si tout est réuni, à défaut il devient un signe artificiel dépourvu de sens.

Le contrôle typique en karate coupe le vrai kime (pour protéger le ou la partenaire). En réalité cela est plus nuancé, le kime se situe durant l’impact et non au moment de celui-ci et dans la continuité du geste et de l’intention décisive.

Le shôtôkan et le kime

Une certaine idée du kime peut se retrouver dans l’esprit du Todome Waza, le coup unique mettant hors de combat l’adversaire, l’un des principes majeurs du karate shôtôkan de Yoshitaka Funakoshi notamment lorsqu’il a créé ces kata taikyoku en recherchant « l’extrême ».

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